30/04/2006Pink sur TF1
Mickey 3D sur France 2
Vincent Delerm sur M6
Le démons du mauvais goût ont pri possession des ondes hertziennes. Je suis un être humain, sortez moi d'là!! J'ai vomi ma tablette de Noir Amandes since 1883.
J'aimerai que tu remercies cette tablette de chocolat côte d'or qui ce soir m'a empêché de venir jusqu'a chez toi pour t'étouffer dans ton oreiller puant, te fracasser le crâne contre un mur et noyer tes poumons ingrats dans mes larmes de haine. J'aimerai te voir mourrir, et enfin ressentir un semblant de paix, merci voila, tu pues.
22/04/2006Un samedi soir de chiasseFranchement, vous avez déjà vu une série plus abjecte, plus ridicule et plus male jouée que Smallville?
Oui bon, Charmed, je sais....
19/04/2006"Défonce moi la fenêtre!"Ecoutez, c’est trop marrant !! Il y a en ce moment même deux ouvriers en train de défoncer mes fenêtres à coups de pieds-de-biche pour les remplacer. J’ai l’impression d’être une grande bourgeoise qui reçoit d’aimables et joyeux prolos dans sa demeure. En plus ils ont la quarantaine bien sonnée, et on dirait qu’ils frôlent l’infarctus du myocarde à chaque fois qu’ils redescendent de leurs escabots. Trop choux !!
A un moment, le pied-de-biche a dérapé, le bois moisi du volet a littéralement explosé en poussière et ma tirelire Rose-Cochon s'en est prise plein la gueule ! J’ai été obligé de hurler « Hey, mon cochon !! » d’une voix stridente : je crois qu’ils ont ainsi comprit à qui ils avaient affaire. Ça et les cafés que je leur ai gentiment servi, ma foi, ça n’a pas suffit à les rendre plus entreprenants à mon égard… Tan pis pour eux ! J’ai raté le chauffagiste en janvier, là je sens que les ouvriers du bâtiment vont me filer entre les doigts ! C’est pas tous les jours qu’on tombe sur un étudiant qui n’a pas mordillé de prépuce depuis des mois, merde !! Est-ce que vais être obligé de commander une pizza pour sucer un hétéro, ou chiasse ?

BARRETT-FORSTER17/04/2006Effroi
Euh... Attendez, rassurez-moi...
L'espèce de surplus de matière grasse jaune qu'il y a dans le fois gras... C'est quand même pas de la bile, hein? Nan, sans déc? Ptit doute, là... 13/04/2006Marianne CouenneJe vais parler… de la Nouvelle Star !
Et j’ai une pensée toute particulière pour ce pauvre Christophe, que l’on se doit désormais d’appeler Turtle Man (c’est pas moi qui le dit, c’était écrit sur les banderoles !!!). On devrait se réjouir de voir un type, dont le physique va à l’encontre de tous les canons de beauté masculine depuis la nuit des temps et toutes civilisations confondues, déchaîner une hystérie suspecte parmi les spectatrices, oui, mais en fait, non. Vous allez me dire OUI il chante bien, et c’est vrai, à chaque fois c’est parfait, juste, carré, rien à dire, mais en même heureusement, il est prof de chant !!!
Il y a deux semaines, on voyait les petites pétasses de la chorale du lycée qu’il anime confier à la caméra que « Christophe il est vraiment trop craquant, trop mignon, avec ses petites épaules maigres de vautour, sa tête de pingouin lépreux, non mais vous avez vu comme il est trop choupinou avec son faciès de vieux déchet nucléaire et myope !! ». Bon, sincèrement, j’espère que ce petit gars a assez de force pour supporter l’énorme projecteur grossissant qu’M6 braque sur son physique ingrat (la belge rousse, c’est La Fille Drôle, Valérie c’est Le Bonhomme, Christophe c’est donc Le Moche Sensible) parce qu’à ce rythme là je lui donne pas 2 semaines (non mais, les gens lui ont lancé des peluches tortues !!! Et pourquoi pas des hippopotames à Marianne James ?!??).
Toujours coté candidat, la soirée fut marquée par le coming-out karaoké (nouveau concept) le plus jouissif depuis le Sans Contrefaçons d’Anne Laure Sibon en 2003 !! Exit donc Bruno et ses yeux exorbités, dont l’idylle pourrave avec Baby Sexy n’intéresse personne ( «elle m’a toujours encouragé depuis le début de l’aventure, je l’admire, elle est la fille que j’aurai aimé être. »). Et oui, je veux bien sur parler de Florian, notre rouquin délicieux, qui après s’être fait remarquer en se faisant chaque semaine tripoter par Gaël dans les reportages coulisses, puis relooker (massacrer !!) en blondasse par les maquilleurs, à ce mercredi interprété (accrochez-vous !) le Troisième Sexe d’Indochine (j’avais oublié à quel point cette chanson était ignoble) en duo avec…Valérie !! La messe est dite.
Voila, sinon on a eut le droit au désormais traditionnel « coup de gueule du jury », qui cette fois a du donner des sueurs froides aux gros bonnets d’M6. Quand j’y repense, ça me parait complètement dingue, pourtant, on a pu entendre texto de la bouche de Manu Katche que le dernier single de la Nouvelle Star était une grosse merde, et qu’ils n’espéraient franchement pas qu’il allait se vendre !! Un grand moment de télévision sans doutes ?
“Marianne Couenne est un jambon, son clito c’est un lardon!
Si tu veux y goûter, faut lui jeter des Knacki Ball ! »
Mary and Pikou
11/04/2006THE KNIFE - SILENT SHOUT
Difficile de passer à coté, c’est un peu LA sensation musicale du moment (yeah baby !!). The Knife, un frère et une sœur venus de Suède ; Silent Shout, leur dernier album.
Si l’on parle en terme d’expérience sonore, Silent Shout donne un peu l’idée du bruit que ferait une console Tetris si on lui injectait une potion d’ADN extra-terrestre et de champis, et qu’on la faisait chanter avec une chorale de sirènes zombifiées. Voila, j’espère que ça vous fait envie !!
The Knife, c’est d’abord Olof, collectionneur de glouglous électroniques allant du ronronnement de Nokia en mode Silencieux à l’alerte sonore d’MSN, qui fait raisonner tous ces petits bruits en rythme dans une sorte de grosse cathédrale sous-marine. Viens ensuite s’y entrelacer le chant ensorcelant de Karin, qui grâce au miracle de la technologie, chante avec la voix du monstre du Loch Ness et celle de la Petite Sirène au sein d’un même refrain. Le résultat est à la fois effrayant, mystérieux, parfois très drôle, toujours surprenant. On a souvent l’impression d’écouter la BO d’une adaptation Japanim du Mythe de Cthulhu. Silent Shout est un cosmos glacé et inquiétant, peuplé de mélodies electro baroques et élégantes. Le minimalisme quasi religieux de cet univers n’atténue jamais cette sensation que l’on a à l’écoute du disque d’avancer la machette à la main à travers une Terra Incognita neptunienne. Tout y est terriblement vivant, et à peine avons-nous le temps de nous reposer sur une mélodie rassurante qu’une nuée de sons inhumains vient nous faire dévier de notre trajectoire.
The Knife est pour l’instant le seul groupe d’electro à utiliser les synthés eighties d’une manière vraiment moderne. Silent Shout est une expédition à travers un univers inédit, parfois glauque, toujours divertissant, jamais prétentieux. C’est aussi un disque difficile, j’ai mis beaucoup de temps à vraiment rentrer dedans, mais les efforts en valent la chandelle : ne passez pas à coté de Silent Shout, car c’est une œuvre totalement originale et il me semble très représentative de notre époque.
The Knife - Silent Shout
Wassup Rockers - Larry Clark
Passons outre la réputation sulfureuse voire crado de Larry Clark… De toute façon je n’ai vu aucun de ces films avant celui-ci donc c’est réglé. Je n’ai donc aucun moyen de comparer, ce qui tombe plutôt bien puisque Wassup Rockers ne ressemble à rien de ce que je connais. Oui, vous avez bien entendu !! Un énième film indépendant américain sur des boutonneux pommés avec un font politico-homo-érotico-social… Gus Van Sant tout ça… Oui et bah non !! Bon, j’arrête de tourner autour du pot : Wassup Rockers est une Splendeur.
Le film suit la journée d’une bande d’adolescents latino vivant dans le ghetto sud de Los Angeles. Dans les quartiers à grande majorité noirs où la norme est d’écouter du hip-hop et de porter des survêtements, Jonathan, Kico et ses potes laissent pousser leurs boucles noires de métèques, portent des jeans trop petits et écoutent du rock. Un matin, à la recherche d’un coin tranquille pour faire du skate, ils décident de prendre le bus vers les quartiers chics de Beverly Hills… Sur cette trame simple va se construire un véritable chef d’œuvre et l’un des meilleurs films jamais réalisé sur l’adolescence.
De la première scène, érotique en diable, à la dernière image, jamais la caméra de Larry Clark ne perd de vu les sept adolescents. Qu’elle s’attarde avec malice sur des poils de téton, où qu’elle nous fasse profiter du spectacle ahurissant (sans qu’on sache vraiment pourquoi) de ces gamins se jetant des escaliers avec leurs planches, tout est mis en œuvre pour les magnifier et leur donner l’éclat des plus belles icônes adolescentes.
Il y a quelque chose de Magique dans la manière qu’a Larry Clark de filmer Jonathan et ses frères. A chacune de leurs apparitions, la pellicule semble littéralement s’embraser, se consumer de passion. A l’aide d’une imagerie homo érotique à la von Gloeden, Larry Clark savoure chaque détail et chaque défaut de ces ados somptueux : un duvet encombrant, un jean trop serré là où il faut, des voix éraillées en pleine mue…Dans certaines scènes, la tension sexuelle est telle que personnages et spectateurs manquent d’exploser comme des flacons de nitro sous le séisme de la mise en scène. Je pense à cette scène où Kiko et la minette WAASP échangent longuement sur un lit avant de s’étreindre. La caméra dévore littéralement le garçon, ses lèvres charnues, ses sourires maladroits, ce regard complètement ailleurs… Cet ailleurs (cet Eden ?) vers lequel semble tendre tout le film. Puisque je parlais de Gus Van Sant, autant dire Wassup Rockers explose souvent Last Days sur son propre terrain. Soutenues par une BO énervée et en symbiose totale avec les images, certaines séquences tiennent du génie : la scène du tourniquet, celle du rassemblement en skate le matin, celle de la répèt’, sans parler du final mélancolique et somptueux. Il est bon de préciser qu’a l’inverse de Last Days, Wassup Rockers est rarement caricatural, et trouve toujours l’équilibre de la justesse (nan mais sérieux, vous arrivez encore à regarder Michael Pitt sans vous marrez, même après le sketch des Guignols ?? Pas moi, HAHAHA !!!!).

Après une première partie brillante, à la fois érotique et âpre, l’escapade de la bande à Berverly Hills transforme leur journée en véritable Odyssée. Le film prend alors un ton à la fois terriblement drôle et burlesque (la Pink Party, où les bouffons superficiels se heurtent à l’authenticité irradiante des Rockers), mais aussi effrayant et émouvant. Malgré la violence de certaines situations, Larry Clark défend avec rage l’insouciance et l’innocence de ses personnages, quit à aborder la ségrégation raciale, la lutte des classes et la violence à la manière d’un conte (la méchante sorcière brûlée vive dans sa baignoire, un ersatz abjecte de Charlton Heston dans le rôle du Loup). Ce détachement étrange et enfantin prend fin lorsque la bande s’échappe des quartiers huppés, emmenant ainsi le film vers un final bouleversant, entre gravité et onirisme.
Fendant l’air sur leurs planches, insaisissables comme des oiseaux, les héros de Wassup Rockers sont des électrons libres faits d’énergie rock que Larry Clark dirige comme dans un ballet. On ne peut que tomber fou d’amour pour ces gamins, pour leur beauté et leur charisme en ébullition, mais aussi pour ce qu’ils incarnent. En dévorant les corps bouillonnants et inachevés de ces adolescents, en magnifiant chacune de leurs maladresses, en saisissant la rage punk et adolescente qui les animent, Larry Clark a réalisé le film le plus romantique, le plus tendre et le plus passionné qui soit.
10/04/2006Archives SMSIdée rigolotte piquée chez Freakydoll qui l'a lui même piqué à je sais plus qui, mais ça va me revenir!
Classés du plus vieux au plus récent, voici mes textos collectors!
"Je rentre chez moi seule et a pied et jai pa peur je rentre chez moi seule et a pied et jai pa peur je rentre chez moi seule et a pied et jai pa peur"
Anne-Sophie
06/11/2004
"j’espère que c’est une blague mon cher marguerin! pour tirer au sort évite le pille ou face… tu as un coté sadik bizar! bi1 d choses… la gross vache :-/ "
Aurore
01/02/2005
"Hello Marguerin, j’ai besoin de te parler sérieusement; on peut se voir sur internet ce soir? Je peux pas parler là je suis dans le train… à ce soir"
Flo’Jo’
28/02/2005
"Ok bon ba moi jsui là pr toi dk t2retour tu mdi.Apel moi csoir pr mdir comen ça va.Jpens for àtoi gard lmoral étu peu compt sur moi si ta bes12koiksoit"
Bénédicte
01/03/2005
"Miss Portugal me parai…moustachue!..miss malte et israel..tro moche bref je vot serbi allemagne ou belgik et je zap de tp en tp sur la 3"
Babette
12/03/2005
"Jte love.Mary"
Mary
29/06/2005
"marguerin ton nom est bizarre g fai un truk tro con ou koi ? g tro envi de baiser, fo kon metaigne je brule! a laide marguerin lucile"
Lucile
05/09/2005
"margue jen peu plu aide moi lu"
Lucile
05/09/2005
"T’es qu’une vilaine chiennasse rien que ca et une grognasse aussi !"
Olivier
09/09/2005
"Slt excus ma cop el voulè te fair 1 blag pour halowen. Sumitra"
Sumitra
02/11/2005
"Marche moi l’empereur!Défrise moi la papillote!"
Mary
10/04/2006

08/04/2006Encore un vieux gratin!
C'est officiel, la mode Mars Attacks! fait des ravages chez les vieilles pouffes stéphanoises! Mon dieu, mais arrêtez les!!!
Je ne serai libéré de l’emprise démoniaque de ma mère que le jour où je laverai moi-même les tâches de sperme et de vomi sur mes draps.
07/04/2006"Notion d'usage: savoir servir la soupe" (je pige rien à mes notes!! comment faire pour réviser??)ça fait une heure que je fouille partout sous mon bureau à la recherche de mes notes d'histoire de l'art!!
Voici ce que j'ai retrouvé il y a 5 minutes dans une pochette d'affiches de cinéma datant du lycée, inscrit au stylo-plume sur une feuille-double à gros carreaux:
"Quelqu'un a-t-il seulement songé
A tous ces êtres qui meurrent enfouis
Dans cet improbable charnier
Où gisent les victimes de la vie?"
Bon, pour être franc, j'ai faillit me pisser dessus en relisant cette relique, puis après je me suis sentit un peu embarrassé. Putain, je devais aller franchement mal..... ça me parait tellement loin, mais ça fait seulement 2 ans. Bordel!!
Demain, j'ai ma première interrogation officielle depuis le Bac, une vraie, sur table, avec feuilles de brouillon en papier recyclé et table individuelle. Je n'avais pas ressentit cette sensation horrible depuis.... depuis 2 ans. Chiasse!! C'est le grand retour de la Boule au Ventre, le come back de la Crispation Abdominale Pré-Devoir-Surveillé. J'ai été pris d'un reflexe archaïque ce soir: glisser quelques pompes dans la bouchon de mon blanco. Mais je ne l'ai finalement pas fait, parceque je n'ai plus de Blanco, à quoi ça sert d'avoir un blanco, je suis dans une école où on apprend l'accident, la rature et la tâche. Souhaitez moi bonne chance pour demain... J'ai peur. 06/04/2006Rascar Kapac
Cet aprem, au parking des Ursules, un croisement improbable entre un figurant du Magicien d'Oz et un prêtre Maya de l'Apocalypse. 04/04/2006GRAND CORPS MALADE
MA TÊTE, MON COEUR ET MES COUILLES
Le corps humain est un royaume où chaque organe veut être le roi
Il y a chez l’homme trois leaders qui essayent d’imposer leur loi
Cette lutte interne, permanente, est la plus grosse source d’embrouilles
Elle oppose depuis toujours la tête, le cœur et les couilles
Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelou
Si un jour on est des agneaux et que le lendemain on est loups
C’est à cause de ce combat qui s’agite dans notre corps
La tête le cœur les couilles discutent, mais ils sont jamais d’accord
Mon cœur est une vraie éponge toujours prêt à s’ouvrir
Et ma tête est un soldat qui se laisse rarement attendrir
Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pécho cette brune
Mais y’en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes
Ma tête a dit à mon cœur qu’elle s’en battait les couilles
Si mes couilles avaient mal au cœur et que ça créé des embrouilles
Mais mes couilles ont entendu et c’est ma tête qui n’a pas de cœur
Et comme mon cœur n’a pas de couilles, ma tête n’est pas prête d’avoir peur
Moi mes couilles sont tête en l’air et ont un cœur d’artichaut
Mais quand mon cœur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud
Et si mon tête part en couille, pour mon cœur c’est la défaite
Je connais cette histoire par cœur : elle n’a ni queue ni tête
Moi les femmes je les crains, autant que je suis fou d’elles
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c’est un sacré bordel
J’ai pas trouvé la solution, ça fait un moment que je fouille
Je resterai sous le contrôle : ma tête, mon cœur et mes couilles
(© Grand Corps Malade, 2005)
http://www.grandcorpsmalade.com/ 02/04/2006LAND OF THE DEAD - Critique
J’ai raté la sorti cinéma de Land of the Dead pour plusieurs raisons: mauvais échos de la part des fans, peur d’une inévitable déception, et puis surtout, pas de diffusion dans les salles chambériennes où j’étais coincé pour l’été (enfin je crois…). J’ai donc fait un saut au vidéoclub la semaine dernière pour réparer cette lacune impardonnable (pour un fan de zombis comme moi !!). J’ai avant tout loué le dvd du dernier Romero pour passer une soirée sympa devant un film d’horreur et d’action, et franchement, j’ai reçu une grosse claque. Land of the Dead est un film totalement PASSIONNANT de la première à la dernière image.
Ce que j’adore vraiment chez Romero, c’est son talent pour ouvrir les films. Il y a eut le « They’re coming to get you, Barbara... » (j’avais 11 ans : traumatisme !!)… On se souvient aussi de l’intro hystérique de Dawn of the Dead, et surtout du cauchemar de Day of the Dead, de ses villes désertées, livrées aux alligators... L’ouverture du Territoire des Morts ne déroge pas à la règle : en quelques plans somptueux, les bases de ce nouvel univers post-apocalyptique sont posées.
Comme prévu, les morts-vivants seront donc old school : pas de foule d’enragés ensanglantés à la Snyder, mais de bons vieux zombies gémissants et désarticulés. Le bestiaire de Land of the Dead est tout à fait délicieux: on trouve aussi bien des cadavres momifiés à la Creep Show que des déambulations de corps déchiquetés, en passant par des spectres plus classiques affreusement émaciés. Romero donne à ses morts-vivants un éclat étrange et lugubre, voire carrément gothique (les silhouettes qui déambulent dans la forêt embrumée…). Terriblement dangereux sans qu’on sache vraiment pourquoi, chaque apparition des créatures est un bonheur. Véritables virus humanoïdes, ils incarnent à eux seuls toutes les grandes angoisses contemporaines : l’invasion, l’étranger, l’épidémie, la fin du monde, l’extinction de l’humanité…

Une fois le film lancé, tout s’enchaîne avec génie. Le gimmick des personnages condamnés par morsures marche à 100%, les effusions d’hémoglobine sont généreuses et chaque crâne de zombi explosé provoque une jouissance exquise (voire même un orgasme au bout du vingtième cerveau qui gicle). Alors oui, après, il faut aimer le gore… Ce quatrième volet est très saignant, mais moins que les précédents il me semble (mais où sont les intestins ??). Cette impression est sans doutes due à l’utilisation d’ombres chinoises (pas de lapins ni de canards, mais de l’arrachage de tête à mains nues !).
Le gros reproche que je ferrai au film c’est sa fin, complètement invraisemblable. J’aimerai bien avoir l’avis de ceux qui l’on vu, parce qu’un truc me parait bizarre… Les humains étaient jusqu'alors retranchés dans une forteresse pour se protéger des zombies, alors pourquoi est ce que les survivants partent comme ça à la conquête du monde, un épis de blé au coin des lèvres, alors que la planète est infestée de cannibales qui n’attendent qu’une chose : leur pécho la jugulaire à grands coups de molaires ? C’est limite s’ils ne partent pas avec des topperwares de salade de riz et des chaises de camping dans leurs caddys de réfugiés. Et à coté, les héros qui font les cakes dans leur tank de guedin, non franchement je ne comprends pas… Bon, à part ça, il y a la frustration de ne pas avoir eut LA grosse boucherie finale méritée… On se contente de l’attaque de la tour par les zombis, qui même en manquant sacrément de cruauté et de boyaux fumants, est une apothéose plutôt fun. Mais toutes ces frustrations sont en fin de compte relatives, puisque le dénouement (« laissez les, ils cherchent un abris comme nous… ») a vraiment la classe. On rêve déjà d’une suite où les zombies fonderaient une civilisation, se reproduiraient et muteraient… Héhé !!
Land of the Dead est une merveille de divertissement d’action, rythmé, couillu, séduisant, et bien sur subversif. On aurait pu croire au début que le mordant de Roméro s’était un peu effacé au profit de la forme efficace du film d’action. Et bah trop pas !! Après la société de consommation, c’est au tour du capitalisme et plus spécialement de l’Amérique de Bush de subir les assauts sulfuriques des zombis de Romero. Et il n’y aura pas de prisonniers !! Bon, je vais encore parler des zombis (de toute façon même Romero à l’air de s’en branler des humains (sauf le terroriste qui jouais Mercussio, d’ailleurs il se transforme en zombi à la fin)) bon bref, les morts-vivants sont définitivement l’âme du film. A l’époque de Dawn of the Dead, on avait de la pitié, voire de la sympathie pour eux. Désormais, ils sont les héros officiels du film, charismatiques, fascinants, déglingués, volant la vedette aux humains qui sont réduis à des stéréotypes guignolesques de séries B (un peu comme dans la Planète des Singes de Tim Burton !). Derrière la menace et la contagion qu’incarnent les monstres, il y a la Révolte, comme si ce qu’il y avait de pourri et de putréfié dans le monde se mettait soudain en marche. Le cannibalisme comme une arme révolutionnaire, l’anthropophagie comme une alternative au capitalisme ( ???!!!??). Difficile de ne pas bondir d’enthousiasme face à tant de culot !!

A la fois carré et original, séduisant et bourrin, Land of the Dead est une perle du cinéma d’épouvante d’aujourd’hui. Les codes du film de zombis semblent sans cesse renouvelés et enrichis, et c’est en ça que le retour de Romero est si formidable. On sort du film l’imagination en ébullition, conquis, émerveillé et terrifié. La magie de la science-fiction !!
Je ne rate jamais les cours le vendredi matin
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