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J'écoute : foxy brown
Je cite : "l'homme n'est pas un singe, l'homme est un slip sur une bête sauvage. Et l'art est le cri idiot du singe qui enlève son slip qui lui gratte le cul."
(mis à jour dimanche 27 janvier 2008 à 17:31)

28/06/2006

28/06/06 - 00:29

SPIDERMAN 3 - BANDE-ANNONCE



COMING SOON



Et c'est biensur le futur meilleur film de 2007!





Et vous voulez qu'on attende 11 mois?!??! Bordel, c'est cruel!!!





27/06/2006

27/06/06 - 02:26

La Colline a des Yeux - Alexandre Aja



« Il parait que c’est un film grave d’horreur ! hihihi ! »
Une collégienne en string à ses copines avant La Colline à des Yeux




Pauvre conne ! Si t’étais au courant que t’allais voir un film grave d’horreur, pourquoi tu t’es barré au bout d’une demie heure ? J’ai pu sentir les gouttes d’urine dans ta culotte de pétasse quand t’as levé ton gros cul ! C’est sur, Alexandre Aja ne plaisante pas, c’est un gars sérieux, et peut être même un gars dangereux.
Alors je te l’accorde pouffiasse, la Colline a des Yeux commence mal. Le générique est foireux, la première demie-heure est couillonne. Les personnages sont pourtant bien introduits, l’empathie fonctionne, les acteurs sont très bons, mais Aja s’acharne à nous faire sursauter pour rien pendant trop longtemps (le « donne-moi un cookie ! » passe mal !). Est-ce pour mieux nous surprendre après ? T’auras même pas eu le temps de t’en rendre compte, toi et tes copines moches vous vous êtes barré avant que ça commence ! Ah non, autant pour moi, en fait vous êtes parti juste après que le père se soit fait brûlé vif pendant que ses deux filles se faisaient… Oui bon okay, ça rigole pas. En effet, a un instant précis, le film explose. La boucherie se fait d’abord longuement désirer, puis déboule en fanfare : la scène de la caravane ouvre le bal ; une scène cruelle, complètement hystérique, terriblement éprouvante. Hills have Eyes est sur orbite, et c’est un dangereux psychopathe qui commande le vaisseau.



Hills have eyes n’est pas un film beau : la poisse n’est jamais stylisée et le réalisateur ne fait jamais preuve de coquetterie. Il lui suffit d’un décor, de maquillages, d’un casting épatant, et Aja filme comme ça, paf, à sec ! C’est même plus du réalisme-documentaire, c’est du réalisme-barebake. Puis vient le travail savant et passionné effectué sur le montage et le son, faisant s’élever le film dans une toute autre sphère. Les horreurs que nous raconte Aja sont crédibles, même dans leurs pires excès. Sans jamais égaler la frénésie démentielle de Massacre à la tronçonneuse, Aja parvient à créer une atmosphère cauchemardesque tout en proposant de nouveaux horizons au cinéma de genre : l’action et l’aventure. Aidé d’une BO sublime et originale, Aja orchestre un crescendo épuisant qui culmine en un souffle épique inattendu, fantastique. La Colline a des Yeux n’est pas exempt de défauts, mais c’est un film à la personnalité tellement affirmée qu’il impose l’admiration.

Nuls doutes que les habitants d’un pays aussi vaste et mystérieux que les Etats-Unis sortiront de ce film encore plus troublés que nous le sommes, leur imagination brutalisée et leur envie de visiter le Nouveau Mexique disparue à jamais. Tout comme les grottes souterraines de The Descent l’an passé, les immensités désertiques de la Colline a des Yeux resteront gravées dans nos mémoires, à l’image de ce plan inoubliable et terrifiant : une vue panoramique sur un désert de science-fiction perforé de cratères titanesques. « C’est la quatrième dimension ! » s’exclame le héros. Bienvenu en Amérique !




26/06/2006

26/06/06 - 18:53

Cars - John Lasseter

J’ai trouvé Cars mauvais. Voilà c’est dit.
J’ai trouvé Cars complètement raté !




Les qualités qui font ce qu’on appelle la « magie Pixar » sont toutes absentes de ce film.

Les personnages sont ratés (ou au mieux, on les a déjà vu 20 fois : le Doc, c’est le poisson à la cicatrice, c’est le crabe à 8 yeux, mais c’est aussi 3 ou 4 personnages de Toy Story) en particulier les personnages secondaires (impensable pour un Pixar !!!).
Le scénario est d’une maigreur effrayante (l’intrigue se résume à « Flash McQueen parviendra-t-il à regoudronner la route et à ouvrir son cœur ? ». La réponse c’est biensur « oui », du coup on se fait chier comme un vieux poulpe au fond d’un tuyau).
L’aspect comique du film est horriblement décevant. Je sais pas si c’est le fait d’aller tout seul au cinéma (bah quoi ?) mais je n’ai pas trouvé Cars très drôle, et quand on repense aux fous rires du Monde de Nemo, on se dit qu’il y a un truc qui a grave couillé dans la machine.
De plus, le film est trop long, et malgré sa mise en scène plutôt classe, je ne l’ai pas trouvé du tout divertissant (et je doute fortement que les enfants s’y amusent !).

John Lasseter semble incapable de retrouver la formule Pixar dont il est pourtant l’inventeur (un personnage qui cherche sa place dans la société, de la nostalgie, des personnages secondaires attachants, le bonheur de vivre en famille, etc…), et tombe presque tout le temps à coté de la plaque. Un échec troublant et triste.
Monstre et Compagnie et Les Indestructibles faisant parti de mes films préférés, c’est vous dire si je suis déçu ! Enfin pas tant que ça finalement, j’aime pas les voitures, enfin c’est pas que je les aime pas, c’est qu’elles me sont indifférentes, et puis vous, vous n’avez sans doutes pas connu de type qui préférait mettre sa bite dans le pot d’échappement de sa R5 plutôt que de vous embrasser ! (mode aigreur *ON*)



Par contre, le court métrage de l’homme-orchestre est à mourir de rire. Si vous voulez voir un bon film sur les Etats-Unis, allez voir la Colline a des Yeux ! (à suivre…)

25/06/2006

25/06/06 - 16:33

Nip/Tuck



Est-ce son visage figé tel un masque de cire ? Est-ce sa démarche, entre le cobra et la panthère? Est-ce son aura de vampire qui instaure un tel malaise à chacune de ses apparitions ? Kit McGraw est une tarentule, un scorpion, un monstre dont le charisme vénéneux n’a d’égal que sa terrifiante ambiguïté. Depuis combien de temps la télévision ne nous avait pas offert un personnage secondaire aussi fascinant et troublant?



Les scénaristes de Nip/Tuck ne semblent connaître aucune limite dans le grotesque : on a parfois l’impression d’assister à une saga futuriste inspirée de la vie de Caligula. Les sexualités sont sans cesse maltraitées et mélangées comme des bouts de viande dans l’estomac d’un requin. Les coups de théâtre se comptent par dizaine à chaque épisode; c’est à la fois épuisant et jouissif. Les personnages vivent des tragédies insoutenables dont les enjeux semblent leur échapper totalement. Le Destin est comme sous l’emprise d’un Ying et Yang satanique : tout n’est Mort et Sexe, Sperme et Sang, Bite et Plaie. On ne sait jamais si l’on doit s’enfuir de devant sa télé en hurlant ou bien éclater de rire.

Le résultats est là : Nip/Tuck a déjà pris possession de nos cœurs et de nos ventres pour toujours. Une des séries les plus inoubliables de ces dernières années.





25/06/06 - 03:24

La veille de la Fête du cinéma...

Ce soir j’ai envie d’écrire, mais ça ne vient pas. J’ai vraiment hâte de m’abreuver de cinéma ces trois prochains jours pour avoir des choses à raconter. Quand j’ai écris en introduction de ce blog « ma vie à travers le cinéma et la musique », je ne pouvais pas tomber plus juste. J’ai besoin de Volver pour dire que ma maman compte beaucoup et que je pense à la mort, souvent ; j’ai besoin de Silent Shout pour dire à quel point la vie peut me sembler obscure et drôle ; j’ai besoin de Larry Clarke pour dire que mon adolescence c’est une comédie, mais une tragédie aussi. Et je sais que j’aurais toujours besoin de Kate Bush pour parler de mes croyances, de mes pulsions, de mes peurs, et biensur d’Amour.



Ce soir je suis allé au théâtre, c’était génial ! J’ai revu une ancienne prof d’anglais du lycée, ça m’a rappelé de bons souvenirs. Son cours avait plus l’air d’un épisode d’Happy Tree Friends que d’une leçon d’anglais traditionnelle et c’était la boucherie tous les jeudis matins. J’ai oublié son nom, mais elle avait des seins énormes, comme deux grosses dindes sans têtes ni pattes (clin d’œil à Perla !). Bon sinon, les comédiens étaient crispants, la mise en scène préoccupante, la salle non climatisée… Mais la pièce a tout emporté comme un tsunami : il s’agit des Variations Enigmatiques d’Eric-Emmanuel Schmitt, un pur chef d’œuvre que je vous encourage vivement à lire. L’auteur est un virtuose du dialogue et les nombreux coups de théâtre font l’effet de coups de poignard (c’était marrant d’entendre les spectateurs hurler de stupeur). C’est cruel de dire ça, d’autant plus que j’adore le théâtre, mais la lecture de la pièce m’a procuré mille fois plus de sensations et d’émotions que ce pauvre spectacle mal joué et mal mis en scène (je suis affreux, en plus je connais bien les comédiens). Ah ouais, sinon je me baladais à poil chez moi et je me suis littéralement électrocuté le cul en le frottant contre l’écran de la télé ! Voilà, faites gaffe !



Ce soir il y avait Terry Gilliam chez Ardisson, et j’ai pleuré. C’est dingue comme chez certains grands hommes, le génie se lit sur leurs visages. Gilliam est un être qui respire l’humour, la malice, la passion, avec toujours ce ptit coté dark, très rock’n’roll. Je crois que je suis fou amoureux de lui. Au fait, Tideland sort mercredi prochain !





Bon voilà, j’avais envie d’écrire, ça venait pas puis finalement c’est venu, je vais pouvoir me coucher tranquille. Bonne nuit et à demain matin pour les Cookies Cripsps !


22/06/2006

22/06/06 - 15:19

J'ai passé une excellente fête du kebab hier soir à Grenoble!

21/06/2006

21/06/06 - 01:27

Résumé des épisodes précédents

résumé de ma semaine




J’ai failli redoublé, mais finalement non.

Je n’ai pas fêté ça.

Je me suis frictionné le visage et les mains avec du muscat pour dissimuler l’odeur de bite.

Je me suis endormi à l’orée d’un bois.

J’ai donc attrapé une tique.

Je n’ai pas arrêté de suer sa race ; des litrons de sueurs qui collent aux draps.

Je me suis réabonné à City of Heroes, je vais donc passer les trois mois qui viennent en vacances dans un monde virtuel bien meilleur que celui-ci !




Voilà, bonnes vacances à tous!

14/06/2006

06/06/2006

06/06/06 - 13:00

Le Portrait de Dorian Gray


le portrait de dorian gray







05/06/2006

05/06/06 - 17:10

Oscar Wilde et Moi



Autoportrait assis avec Oscar Wilde

(pas encore sec)


05/06/06 - 13:45

Rêves Secrets de Blake et Nadal

"Tous deux nous ferons de notre vie…"


"…ce que d'autres n'ont jamais su faire !"


"Nos amours resteront légendaires !"


"Et nous vivrons longtemps après la vie !"




"Mais qu'allons nous faire de tout ce bonheur, le montrer ou bien le taire ?"




"Nous ferons ce qui est interdit."


"Nous irons ensemble à la buvette."


"Nous fumerons la pipe en cachette."


"Nous nous gaverons de pâtisserie."



Mais qu'allons nous faire de tous ces plaisirs ?

Il y en a tant sur Terre !


03/06/2006

03/06/06 - 03:09

Volver - Pedro Almodovar



Quelle splendeur ! Jamais je n’ai vu un film évoquer le deuil d’une façon aussi lumineuse et drôle.



Volver est le pendant apaisé de l’autre chef d’œuvre furieux d’Almodovar, Todo sobre mi madre. Tout deux parlent de la vie avec une rage communicative et explosive. On sort du film émerveillé et bouleversé, mais aussi persuadé d’une chose : nos mamans ne mourront jamais et seront toujours là pour nous, quand ça n’ira pas, quand tout s’effondrera. Penelope Cruz est sublime, absolument Divine. On meurt d’envie de venir se blottir contre sa poitrine et de respirer son parfum… Les actrices sont toutes des merveilles de drôlerie et de sensualité ; que ce soit la douceur aimante de Carmen Maura ou la chaleur irradiante de Penelope. Volver est un nouvel hymne d’Almodovar à la gloire des femmes et des mères ; de la Mère, avec tout ce quelle possède de magique, de secret et de puissant. Merveilleux.


02/06/2006

02/06/06 - 00:46

Marble House - The Knife



C'est une des plus belles chansons de SILENT SHOUT, mais c'est aussi le clip de l'année...

01/06/2006

01/06/06 - 21:49

Emilie Simon - Végétal

Attention, je vais défendre le nouvel album d’Emilie Simon !! (ou pas)



Moi j’l’aime bien la Simon. Son premier disque m’a beaucoup suivi quand j’entrais au lycée, c’est vous dire si je me suis scarifié avec mon compas en écoutant « Chanson de toile » et autre « Il pleut » (mais c’est pas tout ce qu’il sait faire, rassurez-vous !). Ce premier essais n’est par contre pas réécoutable aujourd’hui. C’est timide, niais, et moite (sauf Chanson de Toile, j’l’aime bien celle-là). On oublie au passage la BO de La Marche de l’Empereur... C’est pas que je l’aime pas, c’est que je l’ai pas écouté ! Puis de toute façon je l’aime pas ! Passons à ce qui nous intéresse : Végétal, le nouvelle album d’Emilie Simon.



Et bien voila : c’est un bien bel album. La demoiselle nous prouve une fois de plus qu’elle est une experte en botanique pop music. La science d’Emilie Simon en matière de mélodie est stupéfiante de maîtrise. Tout semble couler de source. Les chansons d’Emilie sont évidentes, familières, très agréables... Et petite nouveauté de ce nouvel album : ça guinche ! Végétal associe les agents tonifiants de Fleur de Saison à l’énergie naturelle de Dame de Lotus, et croyez-moi, ça déboîte. Le genre de truc qu’on se passe le matin pour se dérider les fesses !
Sinon, je ne comprendrai jamais ces gens qui la comparent à Kate Bush. Kate Bush parle de la Mort, de la Vie, de l’Amour… Emilie Simon parle des fougères et des rhododendrons, ou au mieux parle de son processus créatif, mais c’est tout. Ça reste très superficiel, quoi. Il me semble. On notera tout de même un net effort fait au niveau des textes (Emilie à renoncer à mettre des Voilà à chaque refrain pour finir ses phrases ou faire rimer). Dieu merci, Végétal n’est pas prétentieux et Emilie ne se la pète pas, ce qui est plutôt bien (on échappe au « Ouaaais, regardez c’que ch’sais faire comme bruits trop d’la balle avec mon ordi ! »). On s’attendait à entendre des bruits de pétales et de pollen, quelque chose de doux et printanier. Erreur : Végétal se révèle être un disque plus énervé et rugueux qu’il n’y parait, une musique faite d’écorce, de bois, de glaise et de racines. Ça craque, ça crépite, ça cridule, ça cruspette (oui oui !) et tout ça, ma foi, est amusant, voire très bien ! Emilie Simon se pose là comme la représentante française idéale de la pop crik-gloup-bzip (Vespertine et Medulla ne sont pas tombé dans l’oreille d’une sourde !).



C’est finalement lorsqu’elle évoque son travail et sa démarche solitaire qu’Emilie Simon est la plus intéressante et la plus émouvante (« Lorsqu’Alicia compose (un bouquet de rose), le monde est suspendu »). Emilie est une nana qui bosse toute seule sur son Mac, dans sa chambre, d’où ce sentiment de solitude et de mélancolie qui nous parcoure à l’écoute de Végétal. C’est d’ailleurs la seule émotion que nous procurera l’album. En effet, derrière les mélodies fascinantes, les bruits rigolos, les jonquilles et les poiriers, derrière le talent indiscutable il y a…rien. Ou si peu…
Emilie est trop tarte pour pouvoir vraiment se la jouer artiste-autiste-indépendante-folle (Kate, es-tu là ?). Au lieu de ça, elle donne l’impression d’être une gosse de riche surdouée en math mais nulle en rédaction ; douée en sciences naturelles mais nulle en art plastique. Le pire, c’est qu’on dirait qu’elle est tout à fait consciente de son incapacité à insuffler de l’émotion dans sa musique. Emilie Simon c’est un peu Dexter dans son laboratoire qui devient fou de rage de ne pas trouver la bonne formule et qui se complet dans un univers mégalomaniaque où tourbillonnent les jolies éprouvettes et les jolies machines à bulles. Ce qui me mène à émettre cette hypothèse : Emilie Simon, le personnage, est intéressant. Ou pas. Ou pas encore ! Attendons la suite… Et profitons de ce que la demoiselle nous offre aujourd’hui, c'est-à-dire un disque très sympa.



Le dernier bébé d’Emilie Simon est un fabuleux potager de légumes extra-terrestres et de pâquerettes cybernétiques, dont les mélodies s’envolent et bouclent comme des rosiers et dont la minutie des arrangements electro est tout bonnement géniale. On ne viendra pas dans la jardin d’Emilie pour cueillir de la passion, mais plutôt pour s’étendre et se divertir sur une pelouse pop bien dessinée et bien pensée. Un petit moment d’évasion !


Mon ptit top 5 :

1. Fleur de Saison
2. Alicia
3. Dame de Lotus
4. Rose Hybride de Thé
5. Sweet Blossom




Emilie Simon - Fleur de Saison


 




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