31/12/2006
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Wassup Rockers
J’ai classé Wassup Rockers en cinquième position uniquement parce que j’ai relu la critique que j’en avais faite, juste avant de faire mes tops (cette phrase est-elle française?). Et oui, j’en ai conclu en la lisant que j’avais adoré ce film, et pour ne pas décevoir celui que j’étais à cette période, et pour ne pas me contredire, je l’ai mentionné ici, et en bonne place en plus. Parce que oui, Wassup Rockers m’a totalement échappé, depuis tout ce temps. Je me souviens à peine de son visage, tout juste quelques sensations, une odeur, une vibration… Voila, il faudrait que je le revois très vite, et en attendant je vous renvois à mes archives d’avril si vous souhaitez avoir mon avis détaillé sur le dernier film de Larry Clarke, et tant que j’y suis, à celle de février si vous voulez celui sur Brokeback Mountain. Je vous rassure, les choses vont devenir beaucoup plus sérieuses à partir du niveau 4 ! Enfin espérons…
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Le Secret de Brokeback Mountain
Le Secret de Brokeback Mountain vient confirmer ce que l’on pensait déjà depuis Hulk : Ang Lee est un réalisateur de génie. Je plaisante à peine en parlant de Hulk : figurez vous qu’il est repassé avant-hier soir sur la télé suisse (que je capte), et bien je ne me souvenais mais à quel point ce film était génial. C’est interminable, épuisant, cacophonique, absurde, mais alors… qu’est ce que c’est bien !! Une énôôôrme tragédie shakespearienne radioactive, visuellement à s’en arracher les paupières tellement c’est chouette, et spectaculaire, mais alors spectaculaire comme seul Ang Lee sait le faire, parce qu’en fin de compte, Hulk ne ressemble à rien, mais vraiment, à rien. Un OVNI. Un authentique et magnifique OVNI, maudit sur 100 générations, malade à en crever, expérimental et fou à lier, à s’en enfoncé des cactus dans l’urètre. Il est certain que Hulk, œuvre maléfique d’un grand artiste, est déjà vénérée dans des endroits secrets de la planète par un petit groupe d’humanoïdes visqueux. Et ce culte est voué à s’étendre au fil des années, car c’est strictement impossible qu’un film aussi terriblement craignos et follement original que Hulk soit condamné à resté dans l’oubli. Hulk: le meilleur film de l’année !!
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The Host
Si l’on devait décerner le trophée du Fanboy de l’année, ce ne serait surement pas à Guillermo del Toro et à son pitoyable Labyrinthe de Pan, mais bien à Bong Joon-Ho pour son génialissime The Host. Ce ptit gars a réalisé son film idéal, le film qu’il aurait adoré voir au cinéma. The Host est l’oeuvre d’un amoureux du septième art, un film à la Tarantino, un mélange des genres réjouissant et totalement farfelu : on y croise du cinéma d’aventure, du cinéma social, fantastique, familial, horrifique, militant… Mais The Host ne vire pas au best-of pour autant. L’œuvre de Joon-Ho garde une cohérence solide, grâce à une mise en scène pleine de douceur et de sensibilité. Le plaisir partagé entre le réalisateur et le spectateur est total (avec en prime un orgasme synchronisé à la fin (le « combat » final contre la bête donne envie de baiser tellement il est bien)). The Host mérite largement sa place parmi les meilleurs souvenirs cinématographiques de 2006.
30/12/2006Geekekette
-interlude-
Je songe très sérieusement à faire la pute pour m’offrir une Nintendo DS (light et rose) pour pouvoir jouer à Cooking Mama. Zann m’y a fait joué cet après-midi en buvant un vin chaud, et je dois dire que je n’ai jamais rien vu d’aussi génial !! Les jeux qui ne servent à rien sont décidément les meilleurs (enfin, quand je dis "qui ne servent à rien", vous voyez... Non pas que les jeux doivent servir à quelque chose, c'est juste que dans Cooking Mama on doit faire cuire du riz sur un écran tactile, et c'est juste génial). En attendant je vais refourguer mon cadeaux de noël pourri sur ebay, mettre deux ou trois shillings de coté (genre les 5 euros que je dépense en Muffins toutes les semaines) et proposer mes caleçons sales à des vieux pervers bite-jaunie en échange de thune (une astuce japonaise ! les écolières font ça pour se payer des panoplies Chanel…). Comme ça je pourrai certainement avoir ma console avant juillet. Perfecto ! La geekette qui sommeille en moi s’est enfin réveillé. Et dire que je jalouse Lucile en secret depuis si longtemps… Quand je la vois avec son somptueux tamagochi rouge et rose autour du cou… On dirait un rubis. On dirait Princesse Starla.

29/12/2006
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Walk the Line
On a eu tort de classer Walk the Line comme un mélo hollywoodien de plus, surfant sur la vague des biopics musicaux, trop académique ou je ne sais quoi. Car cette oeuvre est un véritable diamant. A la manière de Brokeback Mountain, Walk the Line est un film placide et sobre en surface... Mais ce qui vibre sous l’enveloppe, c’est du magma, de la lave, un véritable incendie ! Walk the Line est une histoire qui déchire le cœur, un torrent d’émotions douloureuses dont l’intensité repose sur le génie de deux grands acteurs. La performance volcanique de Joaquin Phoenix est inoubliable, mais c’est Reese Witherspoon, d’une finesse et d’une justesse bouleversante, qui porte toute la sagesse du film.
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Inside Man : l’homme de l’intérieur
Les bretelles de Denzel, les tailleurs de Judie, un scénar en or massif, Clive Owen : les raisons d’adorer le dernier Spike Lee sont nombreuses. C’est drôle, intelligent et engagé. C’est passionnant de la première à la dernière image. Le générique de début est fantastique. Clive Owen joue dedans. Enfin voilà : Inside Man a tout pour lui. Un film adorable, musclé, sexy, un film qui fait rire les filles, qui a des opinions politiques sympas, du caractère, une personnalité, et un sourire ravageur. Un film à marier. Inside Man: un film qui fait boum boum dans ton cœur.
28/12/2006
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X-Men 3 : l’affrontement final
Parler d’ X-Men 3, c’est d’abord évoquer Superman Returns, nouveau né bizarroïde mais néanmoins raté de Brian Singer. En laissant en plan une franchise qu’il avait emmené très haut grâce à X-Men², le jeune, beau, talentueux et gay Singer a laissé sa place au gras, fumiste, poilu et hétéro Ratner, déclenchant ainsi ce qui restera comme le plus impitoyable lynchage de réalisateur de l’année 2006.
Conscient que les enjeux dramatiques mis en place par Singer dépassaient totalement ses compétences de réalisateur pourrave, Brett Ratner a misé tout ce qu’il avait et foncé droit dans le tas, autrement dit en faisant TOUT péter dans son film. X-men 3 est un blockbuster kamikaze animé par l’énergie du désespoir, celui d’un réalisateur conchié sur tous les forums de la planète avant même d'avoir tourné une seule image. Tant pis si tous les personnages principaux crèvent, tant pis si les images défilent dans l’urgence, tant pis si tout cela est complètement frivole et gratuit, car X-men 3 parvient sans peines à surprendre, amuser, divertir et réjouir, et franchement, on en attendait pas tant.
Cette débauche absolue d’effets numériques donne naissance à d’inoubliables séquences, comme cette scène où Magneto soulève un pont gigantesque dans les airs pour permettre à ses mutants d’assiéger une île. Une des scènes d’action les plus marquantes de l’année, tout du moins la plus surréaliste.
TOP CINEMA 2006 - C'est parti!!
J’espérais l’intégral de Buffy ou au pire la première saison de Rome, au final j’ai eu des chaussettes et un livre, et oui, Noël est une période parfois cruelle mais aussi moelleuse et douce, comme en témoigne l’arrivée de mon
TOP CINEMA 2006 !!!
19/12/2006Les Infiltrés
Le dernier Scorsese m’a donné l’impression de voir une bande de trentenaires en pantalon à pinces, étranglés par leurs cravates, boursouflés de testostérone jouer tous ensemble avec leurs teubs pendant 2h30, les tripoter, les remuer, les comparer… Un vrai film de mecs, pour les mecs, avec des quadras ventrus qui aiment se retrouver dans des parkings pour des branlettes party pépère. C’est assez excitant, en fait. C’est très divertissant, bien rythmé, si on fait preuve d’assez de courage pour s’enfiler deux heures trente non-stop de dialogues chafouins. Je veux pas dire, mais ça ressemble parfois énormément à La Classe Américaine (en moins bien). Les cinq dernières minutes sont particulièrement connes et le dénouement parvient à lui seul à faire sombrer le film (le rat !?).
Di Caprio est de loin le meilleur acteur de la bande. Il est tout bonnement fantastique dans le rôle de Costigan. La BO est très réussie. En gros, Les Infiltrés est un film rigolo et agréable, idéal pour se taper une queue vite fait tranquillou dans son canapé avec un coca. Enfin je dis ça en même temps si jamais je le revois je suis sur que je trouverai ça d’un chiant…
10/12/2006ShortbusEn attendant un avis plus « sensible » et personnel sur le film (et pour faire plaisir a Glaude) voici une critique (un peu trop “écrite”...) du film Shortbus, un texte bientôt consultable j’espère sur Cinéma France.
Pendant plusieurs mois, le jeune réalisateur John Cameron Mitchell s’est entouré d’artistes et de comédiens de tous horizons pour mettre en scène un film collectif : une comédie romantique sexuellement très franche composée à la manière d’une comédie musicale.
Shortbus démarre très fort, avec un medley de scènes de sexe très crues, brillement monté et mis en musique. On a beau être un habitué du Net et avoir vu des tas de vidéos beaucoup plus hard, la confrontation avec des images « pornographiques » sur grand écran reste un moment troublant et terriblement excitant, comme si l’on avait le sentiment de participer à une expérience inédite et transgressive. Rien n’est caché dans Shortbus : les scènes de sexe ne sont pas simulées et toutes les sexualités sont représentées. Mais tout est mis en scène avec un tel naturel que l’on comprend très vite les intentions du cinéaste : utiliser la sexualité des personnages pour mieux les raconter et mettre leurs failles à nu. L’oeuvre est composée à la manière d’un opéra en plusieurs actes. On pourrait presque classer Shortbus parmi les comédies musicales tant la bande-originale y joue un rôle important, comme on peut le constater lors du final et de son crescendo à vous provoquer un arrêt cardiaque. Même si le film semble nostalgique de l’effervescence des Sixties, époque bénie du Velvet et de l’émergence du Queer, il reste profondément encré dans notre monde contemporain, comme viennent le rappeler les deux cratères ensanglantés dans la maquette de New-York. Car Shortbus parle aussi d’une génération de jeunes gens pour qui « le 11 septembre fut le seul évènement réel qui leurs soit jamais arrivé ». Shortbus, film d’une génération ? A n’en pas douter.
Sur le fond, le dernier film de Jonh Cameron Mitchell est un véritable attentat, une bombe atomique en puissance. Avec un optimisme contagieux, le cinéaste nous affirme qu’il y autant de façons différentes de jouir que d’êtres humains sur Terre, et tout autant de façon d’aimer, de baiser, de prendre son pied, ou d’être heureux, tout simplement, que ce soit dans la solitude ou la fusion, dans la douleur ou la tendresse, dans l’obscurité ou la chaleur. Perméabilité et imperméabilité sont deux notions au cœur du film. Il est sans cesse question de peaux qui se frôlent, de parois qui s’entrechoquent, d’échanges de fluides et d’énergies. Epidermique est le mot qui pourrait le mieux décrire Shortbus. Le carburant de toute cette mécanique, c’est bien sur l’amour, décrit par le personnage de Justin Bond comme « un gigantesque circuit imprimé voyageant à travers l’univers». Le film est ainsi traversé de courants électriques imprévisibles. Il arrive que l’on soit malmené et provoqué par ces personnages en quête d’eux-mêmes, qui tous ne se découvriront qu’à la fin de l’œuvre ; son point culminant. Il faut également insister et dire à quel point Shortbus est drôle, grâce à ses dialogues explosifs et son humour décalé et insolent. Ainsi, la scène de l’hymne américain (on n’en dira pas plus…) est sans conteste la chose la plus hallucinante que l’on ait vu cette année sur un écran de cinéma.
Puis brusquement, à quelques minutes de la fin, alors que toute la salle est suspendue aux lèvres de Justin Bond, il se passe un truc totalement incroyable : le film se penche littéralement vers nous, public, pour nous prendre dans ses bras, nous offrir le pardon et nous murmurer doucement à l’oreille : « Tu as fait du mieux que tu as pu. On fait tous du mieux qu’on peut.» Shortbus est à cet instant précis touché par la Grâce et le spectateur transporté vers une contrée totalement inconnue. Le film regorge d’images poétiques, mais c’est pour son final que le réalisateur a choisit la plus évocatrice de toutes : la fanfare. Lorsqu’un bataillon de cuivres déferle sur le film, le bonheur est alors total et Shortbus nous emmène avec lui vers une apothéose vertigineuse où tous nos sens sont sollicités. Une fois de plus, le film sort de l’écran et interagit physiquement (!!!) avec le spectateur en faisant exploser les basses fréquences et vibrer chaque fauteuil de la salle. Orgasme. Coup de foudre. Coup de tonnerre en plein cœur. On sort du film terrassé, vidé, près à déborder, avec l’envie irrésistible d’enlacer la planète entière dans ses bras. Shortbus est un film d’amour absolument fantastique.
9/10
Véritable film collectif et interactif, Shortbus est une expérience sensorielle hallucinante, dont les richesses semblent inépuisables. Si vous voulez participer à un spectacle festif et totalement nouveau, c’est par ici que ça se passe !
Et puis merde, 10/10, de toute façon vous ne pourrez pas voir mieux en ce moment au ciné!!
09/12/2006Ma liste au Père Noël
Voici ma Liste de Cadeaux de Noël !
J’espère que le lien marche, sinon personne ne pourra m’offrir tous ces jolis présents !!
^^
Bon sinon, quoi de neuf? Je me suis organisé une expédition chez le coiffeur la semaine dernière. Ça devait être mercredi, je me suis réveillé à 14h encore complètement cuité de la veille et c’est en voyant ma face hirsute dans la glace que j’ai pris la décision de faire couper. Je suis sorti de chez moi en titubant ma race et je suis rentré dans le premier salon de coiffure venu, une charmante petite chaumière dorée baptisée Martine Coiffure. Ça sentait déjà le coup fourré, mais je n’ai rien vu venir. Je n’avais pas mi les pieds dans un salon de coiffure depuis juillet, ce qui devait probablement se voir sur mon crâne vu la tête qu’a fait la coiffeuse quand je suis entré dans sa boutique. Ça et les vapeurs de muscat que j’exhalai pendant que Martine me débroussaillait la crinière, j’avais un peu l’impression d’être un phacochère qui débarquait en trombe dans une mercerie. Après 3 heures d’élagage :
_« Je vous met du gel ?
_Et bien en fait je n’en mets jamais.
_Mais comment ça ? *regard apeuré*
_Et bah… Je ne mets jamais de gel.
_« … » *regard étrange et craintif mêlé d’incompréhension*
_Nan mais si vous voulez me mettre un truc dans les cheveux mettez un truc matte.
_« !!! » *cri étouffé* puis, se ressaisissant, et d’une voix dégoûtée : « C’est drôle, hein… Les goûts des gens… »
Anus putride ! Je suis sorti légèrement agacé, mais dessaoulé et bien coiffé. Je suis rentré à l’appart, j’ai enfilé mon pull neuf, et en avant la musique !
07/12/2006- Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
Voilà qui pourrait bien constituer aujourd’hui, à en croire le philosophe Michel Feher, l’hétérosexualité comme un « douloureux problème ».
- Sans vérifier, quelle heure est-il ?
14h45
- Vérifiez.
14h52
- Que portez-vous ?
Un pantalon marron.
Une ceinture noire.
Des chaussettes à rayures blanches et noires.
Un T-shirt à manches longues noir.
- Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Le journal des inscrits.
- Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
L’aération des chiottes et ma colocataire qui joue à Mortal Kombat.
- Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Je crois que c’était mardi soir, je suis allé voir Shortbus avec Mary pour la quatrième fois.
- Avez-vous rêvé cette nuit ?
Sans doutes, mais j’en ai aucun souvenir. Ça devait parler de lapins, comme d’hab.
- Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Devant le clip de Fous ta cagoule ce midi en mangeant mon steak.
- Qu'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des affiches de ciné et de zik, de partitions, des petits paquets de nourriture japonaise, un bonnet de père noël, des photos de mes camarades, deux ou trois dessins et biensur mon fantastique calendrier de l’avant Bob l’éponge.
- Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Un billet d’avion pour New-York et ciao !
- Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Full Metal Jacket hier soir. J’ai un gros retard en Kubrick que je commence à peine à rattraper.
- Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Un début de conjonctivite dans mon œil droit ce matin. Je sais pas si c’est vraiment étrange en tout cas ça me gène.
- Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Très marrant, il m’évite de me mettre au travail et me fait passer un bon moment, ma foi, que demander de plus ?
- Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :
Je suis enceint, ça fait trois mois, ne m'en veux pas.
- Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Calpurnia.
- Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Valentin.
- Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ?
Oui ! Une vie aux Etats-Unis me plairait bien.
- Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
"Viens sucer ! »
- Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Plus de MST jusqu'à la fin des temps.
- Aimez-vous danser ?
J’adore !
Georges Bush ?
Kate Bush !
Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Le journal de la santé avec Marina et son cou plein de plis !
Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Ceux que ça amuse!
^^
La joyeuse colocation se prépare pour Noël!
05/12/2006The Host
La fin d’année approche : je rattrape mon retard en matière de ciné puisque l’heure des TOP/FLOP 2006 approche à grands pas… J’en suis déjà tout émoustillé !! Donc aujourd’hui il sera question de The Host de Bong Joon-Ho, le film qui aurait du être en compétition à Cannes à la place du Labyrinthe de Pan (décidément le nanar de cet hiver et tant qu’on y est l’anti-film de Tim Burton de l’année).
The Host est un vrai bonheur, une œuvre adorable bourrée de trouvailles farfelues et d’idées surprenantes. Le film vise un public extrêmement varié (exemple : ma mère a trop kiffé !) car il balaye tout le spectre du film de divertissement, soulève un tas de questions et procure un tas de sensations. La satyre familiale est une réussite : c’est évidemment la facette du film la plus drôle, mais pas uniquement. On peut rire et pleurer au sein d’une même séquence sans se sentir abusé. Le réalisateur se permet également de combiner de la poésie avec de l’action pure, ou de la tragédie avec du burlesque, sans que cela paresse grossier ou indigeste. Le fantastique n’est pas un prétexte: The Host parle d’un tas de choses, mais la science-fiction n’est jamais accessoire. L’effroi et le merveilleux fonctionnent parfaitement. Et tout est raconté avec une telle douceur…
The Host, c’est aussi un fabuleux film d’aventure urbain: les décors sont tous merveilleusement filmés, comme ces gigantesques voûtes et colonnes de bétons (le pont est la vraie star du film !). On se croirait parfois dans la première demie heure de la Guerre des Mondes, un autre « gros » film de genre, sorti l’année dernière. Comme dans l’oeuvre de Spielberg, la photographie est d’une grande classe et la réalisateur filme sa bestiole avec un réel génie. Les scènes de panique collectives sont fabuleuses.
C’est la seconde partie du film qui réserve le plus surprises. Quand tout espoir semble perdu, quand la tragédie la plus noire s’installe, quand tous les héros semblent avoir péri (!!!!), la terreur pure surgit. Emporté par une angoisse et un profond désespoir, The Host devient alors réellement effrayant et la créature se transforme en une métaphore de toutes les peurs qui assaillent les personnages: peur d’être absorbé, englouti, peur d’être noyé dans la foule, digéré par le système, peur de voir les êtres chers disparaîtrent... The Host est un vrai film politique et militant ; militant pour qu’elle cause, on ne le sait pas exactement, mais on le ressent avec une telle force !!
The Host nous emmène enfin sur une dernière ligne droite époustouflante et magistrale ; vingt dernières minutes débordantes d’énergie qui nous font quitter le cinéma totalement secoué et émerveillé. Pas de doutes, The Host est l’un des film les plus séduisants (et convaincants) de l’année… Un divertissement enragé et drôle composé avec beaucoup délicatesse… Une perle.
Allez voir The Host… Franchement. C’est une perle.
Ah oui, et l’affiche est vraiment énorme.
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