LAND OF THE DEAD - Critique
J’ai raté la sorti cinéma de Land of the Dead pour plusieurs raisons: mauvais échos de la part des fans, peur d’une inévitable déception, et puis surtout, pas de diffusion dans les salles chambériennes où j’étais coincé pour l’été (enfin je crois…). J’ai donc fait un saut au vidéoclub la semaine dernière pour réparer cette lacune impardonnable (pour un fan de zombis comme moi !!). J’ai avant tout loué le dvd du dernier Romero pour passer une soirée sympa devant un film d’horreur et d’action, et franchement, j’ai reçu une grosse claque. Land of the Dead est un film totalement PASSIONNANT de la première à la dernière image.
Ce que j’adore vraiment chez Romero, c’est son talent pour ouvrir les films. Il y a eut le « They’re coming to get you, Barbara... » (j’avais 11 ans : traumatisme !!)… On se souvient aussi de l’intro hystérique de Dawn of the Dead, et surtout du cauchemar de Day of the Dead, de ses villes désertées, livrées aux alligators... L’ouverture du Territoire des Morts ne déroge pas à la règle : en quelques plans somptueux, les bases de ce nouvel univers post-apocalyptique sont posées.
Comme prévu, les morts-vivants seront donc old school : pas de foule d’enragés ensanglantés à la Snyder, mais de bons vieux zombies gémissants et désarticulés. Le bestiaire de Land of the Dead est tout à fait délicieux: on trouve aussi bien des cadavres momifiés à la Creep Show que des déambulations de corps déchiquetés, en passant par des spectres plus classiques affreusement émaciés. Romero donne à ses morts-vivants un éclat étrange et lugubre, voire carrément gothique (les silhouettes qui déambulent dans la forêt embrumée…). Terriblement dangereux sans qu’on sache vraiment pourquoi, chaque apparition des créatures est un bonheur. Véritables virus humanoïdes, ils incarnent à eux seuls toutes les grandes angoisses contemporaines : l’invasion, l’étranger, l’épidémie, la fin du monde, l’extinction de l’humanité…

Une fois le film lancé, tout s’enchaîne avec génie. Le gimmick des personnages condamnés par morsures marche à 100%, les effusions d’hémoglobine sont généreuses et chaque crâne de zombi explosé provoque une jouissance exquise (voire même un orgasme au bout du vingtième cerveau qui gicle). Alors oui, après, il faut aimer le gore… Ce quatrième volet est très saignant, mais moins que les précédents il me semble (mais où sont les intestins ??). Cette impression est sans doutes due à l’utilisation d’ombres chinoises (pas de lapins ni de canards, mais de l’arrachage de tête à mains nues !).
Le gros reproche que je ferrai au film c’est sa fin, complètement invraisemblable. J’aimerai bien avoir l’avis de ceux qui l’on vu, parce qu’un truc me parait bizarre… Les humains étaient jusqu'alors retranchés dans une forteresse pour se protéger des zombies, alors pourquoi est ce que les survivants partent comme ça à la conquête du monde, un épis de blé au coin des lèvres, alors que la planète est infestée de cannibales qui n’attendent qu’une chose : leur pécho la jugulaire à grands coups de molaires ? C’est limite s’ils ne partent pas avec des topperwares de salade de riz et des chaises de camping dans leurs caddys de réfugiés. Et à coté, les héros qui font les cakes dans leur tank de guedin, non franchement je ne comprends pas… Bon, à part ça, il y a la frustration de ne pas avoir eut LA grosse boucherie finale méritée… On se contente de l’attaque de la tour par les zombis, qui même en manquant sacrément de cruauté et de boyaux fumants, est une apothéose plutôt fun. Mais toutes ces frustrations sont en fin de compte relatives, puisque le dénouement (« laissez les, ils cherchent un abris comme nous… ») a vraiment la classe. On rêve déjà d’une suite où les zombies fonderaient une civilisation, se reproduiraient et muteraient… Héhé !!
Land of the Dead est une merveille de divertissement d’action, rythmé, couillu, séduisant, et bien sur subversif. On aurait pu croire au début que le mordant de Roméro s’était un peu effacé au profit de la forme efficace du film d’action. Et bah trop pas !! Après la société de consommation, c’est au tour du capitalisme et plus spécialement de l’Amérique de Bush de subir les assauts sulfuriques des zombis de Romero. Et il n’y aura pas de prisonniers !! Bon, je vais encore parler des zombis (de toute façon même Romero à l’air de s’en branler des humains (sauf le terroriste qui jouais Mercussio, d’ailleurs il se transforme en zombi à la fin)) bon bref, les morts-vivants sont définitivement l’âme du film. A l’époque de Dawn of the Dead, on avait de la pitié, voire de la sympathie pour eux. Désormais, ils sont les héros officiels du film, charismatiques, fascinants, déglingués, volant la vedette aux humains qui sont réduis à des stéréotypes guignolesques de séries B (un peu comme dans la Planète des Singes de Tim Burton !). Derrière la menace et la contagion qu’incarnent les monstres, il y a la Révolte, comme si ce qu’il y avait de pourri et de putréfié dans le monde se mettait soudain en marche. Le cannibalisme comme une arme révolutionnaire, l’anthropophagie comme une alternative au capitalisme ( ???!!!??). Difficile de ne pas bondir d’enthousiasme face à tant de culot !!

A la fois carré et original, séduisant et bourrin, Land of the Dead est une perle du cinéma d’épouvante d’aujourd’hui. Les codes du film de zombis semblent sans cesse renouvelés et enrichis, et c’est en ça que le retour de Romero est si formidable. On sort du film l’imagination en ébullition, conquis, émerveillé et terrifié. La magie de la science-fiction !!
02/04/06 - 08:07
le film le plus ridicul que g jamai vu juste bon pour les effets speciau et encor vite fait et des tas de replique bidon en plus une reprise mal adapter de je ne c plu quel film desole
nakhiel