J'écoute : foxy brown
Je cite : "l'homme n'est pas un singe, l'homme est un slip sur une bête sauvage. Et l'art est le cri idiot du singe qui enlève son slip qui lui gratte le cul."
(mis à jour dimanche 27 janvier 2008 à 17:31)

21/05/2006

21/05/06 - 23:44

Festival Paroles et Musiques - Anaïs et Clarika

Le festival Paroles et Musiques, c’est trop d’la balle. L’année dernière, j’étais allé voir Brigitte Fontaine (nan mais Brigitte Fontaine, quoi !), un concert formidable, en plus il y avait Paris Combo juste avant. Je ne connaissais pas, et c’était assez sympa. Cette année, j’ai pris une place pour Anaïs et Clarika. J’ai eu du cul : trois semaines après la mise en vente, le concert était complet. Je me doutais bien que ce n’était pas pour Clarika que les gens s’étaient rué de la sorte.



Aller seul à un concert, c’est affreux. C’est d’une tristesse !! Du coup je me suis grave cuité avant d’y allé. J’ai bien fait. Parce que franchement, je sais pas comment j’aurai réagi si j’avais été sobre en découvrant, 45 minutes avant le début du concert, une salle pleine, blindée, bourrée à craquer. J’aurai sans doutes hurlé puis cassé une porte, au lieu de ça j’ai marmonné et je me suis foutu tout au fond, mais vraiment tout au fond (le seul rend vide qui restait), sous le balcon, et même derrière la régie. Je fut rejoins cinq minutes plus tard par un couple de vieillards et un couple de potes à lunettes. Heureusement pour moi le Côte de Bergerac passe bien. Je suis déchiré mais en forme. Ça va être la fête !!



Anaïs arrive. Public de baltringues ! Sa prestation est pas mal, bien mieux que sa première partie des Wriggles il y a un mois à Chambéry, où c’était la catastrophe totale. Cette fois ci, Anaïs est moins crispée, elle joue mieux, chante mieux, c’est franchement pas mal. On se doute bien que la fraîcheur de ses premiers concerts n’est plus là, mais tan pis. Le public connaît toutes ses chansons par cœur, toutes. Ils réclament même des chansons, mais Anaïs ne comprend pas ce qu’ils lui crient alors elle se fout de leur gueule : savoureux ! Bien fait, bande de bouffons ! « Pendant ce temps là en Ecosse » rend tout le monde hystérique. Deux rappels ; le concert s’achève sur « Christina », c’est du gros ! Mais merde alors… Sa prestation était anecdotique, froide… Sympathique, mais très vite oubliée. Je préfère me repasser ma Black Session, au moins je suis mort de rire tout seul en l’écoutant.



Anaïs se barre, c’est l’entracte. Le temps pour les gens d’aller chercher un sandwich au roquefort à la buvette. J’ai oublié de préciser que l’intégralité de la salle était en mode assis. Pas de fosse, donc. Encore, pour Anaïs on s’en fout, mais pour Clarika… Clarika… L’idole de mes années lycée, le meilleur de la chanson française, une personnalité, une écriture, des mélodies. Une artisane. Clarika arrive. En quelques secondes à peine, Clarika renvoi Anaïs et sa veille pédale dans la poissonnerie d’où elles sont sorties. Le concert était magique, parfait. Clarika s’excusera tout le temps d’être géniale, cela en fut presque gênant. Jeu de lumière sublime, petites chorégraphies, musiciens impeccables. On a parfois l’impression d’assister à un concert de Zazie, dans son professionnalisme et sa maîtrise. Et puis il y a les chansons, de véritables bijoux. Surprise ! Le concert est incroyablement rock, d’où la frustration de ne pas pouvoir se déchaîner dans une fosse. « Cher cousin » est tout simplement bouleversante. « Ne me demande pas » est une chanson de scène jouissive, « Toi pour moi » déchire tout. On est nostalgique sur « Les garçons dans les vestiaires », puis on fond en larme sur « Non, ça s’peut pas ». Le public merdique est sous le charme. A bas oui, tout de suite c’est mieux qu’Anaïs ! Clarika nous fait malicieusement remarquer qu’Anaïs a vendu 300 000 albums d’un coup avec seulement une guitare, pointant ainsi du doigt ce qui est peut être une des plus grandes injustices de l’histoire de la chanson française. Clarika ne se vend pas et ne s’est jamais vendu, alors que ses mélodies et ses textes sont les plus populaires, les plus modernes et les plus agréables à fredonner de tout le répertoire français actuel.

Le concert s’achève sur « Avec Luc », enchaîné par une reprise de Gala sur laquelle vient s’entrelacer le refrain de « La Fille tu sais ». Du grand n’importe quoi, mais totalement maîtrisé. Clarika est une grande, et elle ne le sait même pas.


commentaires

21/05/06 - 23:47

Qui vais-je tirer ? ^^

22/05/06 - 02:47

Clarika c'est mon gourou actuel, j'imagine que ça doit être pas mal sur scène en effet.

07/06/06 - 12:00

ah Clarika, c' est de la balle du top du mieux du bien et en concert, c' est énOOrme ! J' espère que ça commence à se savoir et que une petite victoire de la musique ( y parait que ça aide à vendre sérieux !! )viendra enfin rendre à César ...!

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 




Mon Myspace


Friends

Zann

Lèn

Sorcière

Glaude

Maxime

SéNéK

Benjo

Malikou of Boston

Aude chez les Caribous


RPG