La veille de la Fête du cinéma...
Ce soir j’ai envie d’écrire, mais ça ne vient pas. J’ai vraiment hâte de m’abreuver de cinéma ces trois prochains jours pour avoir des choses à raconter. Quand j’ai écris en introduction de ce blog « ma vie à travers le cinéma et la musique », je ne pouvais pas tomber plus juste. J’ai besoin de Volver pour dire que ma maman compte beaucoup et que je pense à la mort, souvent ; j’ai besoin de Silent Shout pour dire à quel point la vie peut me sembler obscure et drôle ; j’ai besoin de Larry Clarke pour dire que mon adolescence c’est une comédie, mais une tragédie aussi. Et je sais que j’aurais toujours besoin de Kate Bush pour parler de mes croyances, de mes pulsions, de mes peurs, et biensur d’Amour.
Ce soir je suis allé au théâtre, c’était génial ! J’ai revu une ancienne prof d’anglais du lycée, ça m’a rappelé de bons souvenirs. Son cours avait plus l’air d’un épisode d’Happy Tree Friends que d’une leçon d’anglais traditionnelle et c’était la boucherie tous les jeudis matins. J’ai oublié son nom, mais elle avait des seins énormes, comme deux grosses dindes sans têtes ni pattes (clin d’œil à Perla !). Bon sinon, les comédiens étaient crispants, la mise en scène préoccupante, la salle non climatisée… Mais la pièce a tout emporté comme un tsunami : il s’agit des
Variations Enigmatiques d’Eric-Emmanuel Schmitt, un pur chef d’œuvre que je vous encourage vivement à lire. L’auteur est un virtuose du dialogue et les nombreux coups de théâtre font l’effet de coups de poignard (c’était marrant d’entendre les spectateurs hurler de stupeur). C’est cruel de dire ça, d’autant plus que j’adore le théâtre, mais la lecture de la pièce m’a procuré mille fois plus de sensations et d’émotions que ce pauvre spectacle mal joué et mal mis en scène (je suis affreux, en plus je connais bien les comédiens). Ah ouais, sinon je me baladais à poil chez moi et je me suis littéralement électrocuté le cul en le frottant contre l’écran de la télé ! Voilà, faites gaffe !
Ce soir il y avait Terry Gilliam chez Ardisson, et j’ai pleuré. C’est dingue comme chez certains grands hommes, le génie se lit sur leurs visages. Gilliam est un être qui respire l’humour, la malice, la passion, avec toujours ce ptit coté
dark, très rock’n’roll. Je crois que je suis fou amoureux de lui. Au fait, Tideland sort mercredi prochain !
Bon voilà, j’avais envie d’écrire, ça venait pas puis finalement c’est venu, je vais pouvoir me coucher tranquille. Bonne nuit et à demain matin pour les Cookies Cripsps !
26/06/06 - 00:11
Oh, Kate !! (pas très en valeur sur cette photo ;-) )
sorty (visiteur)