Cronaca Romana (pour toi Willy...)
Et bien voila, la saison 1 de Rome vient de s’achever ce soir sur canal plus…
Quand la série a débuté il y a quelques mois, j’étais comme tout le monde bluffé par cette reconstitution historique sublime, mais un peu retissant tout de même. La promotion, guerrière et roublarde comme c’est désormais d’usage à chaque lancement d’une nouvelle série en France, nous promettait du sang et du sexe.
Du coup, pendant les premières diffusions, on en est réduit à guetter le moindre bout de cul ou de nichon d’un air vicelard, un air de hyène, ce même air qu’empruntent les clients méfiants et avars qui craignent de se faire avoir sur la marchandise. Puis on se laisse prendre au jeu : du gore et du cul, il y en a, il y en a même beaucoup. Mais il y a plus : de l’intrigue, des complots, des trahisons, des alliances, du mystère… et des personnages.
Il faut l’avouer,
Rome possède l’un des trois meilleurs castings de toute l’histoire des séries télé. La réussite du programme tient essentiellement sur cette galerie de personnages passionnants et attachants et sur une brochette de comédiens exceptionnels. Et puis il y a César… Quel homme !!! Biensur, il y a la ressemblance physique (amusant de dire ça à propos d’un tel personnage historique), mais surtout la performance d’acteur. Ciaran Hinds EST Jules César, et risque de le rester pendant un bon bout de temps. La scène de son assassinat sur laquelle se clos la première saison est d’une totale perfection, et c’est surprenant, c’est ECRASANT de se retrouver là, à éclater en sanglot devant son poste de télé lorsque Brutus enfonce son poignard, un évènement historique que l’on a vu mille fois, en peinture ou au cinéma, et qui semble ici se jouer pour la première fois.

Outre ce final bouleversant (je ne parle même pas de la mort de Niobée, je ne m’en suis toujours pas remis !!), les créateurs de la série nous ont réservé de grands moments d’émotion, d’humour et d’action. L’achat du coffret DVD va vite se révéler indispensable, même si je n’ai pas la thune et que ma liste d’achats de galettes ne tiendrait pas sur 12 rouleaux de PQ. Bref.
On se souviendra particulièrement de l’épisode en Egypte… Les scénaristes ont osé une Cléopâtre totalement loufoque, nymphomane et défoncée à l’opium, à la fois sexy et hilarante. On retiendra aussi le combat final contre les gladiateurs, ultra gore et émouvant (
« Treizième compagnie !! Treizième compagnie !! »: j’ai chialé tout ce que j’avais !), qui fait passer le
Gladiator de Ridley Scott pour un vieux pet. Et puis oui,
Rome c’est instructif !! On en apprend beaucoup sur les mœurs de l’époque, notamment sur les relations maître/esclave, le fonctionnement des forums et la vie quotidienne. C’est réjouissant ! Enfin, peut être pas aussi réjouissant que d’admirer la nuque et les yeux de Titus Pulo, mais je compte sur vous pour laisser des commentaires et dire tout le bien que vous pensez du physique des acteurs.
Rome est une œuvre monumentale et généreuse qui s’envole bien au-delà de la reconstitution historique de luxe.
Rome, c’est tout simplement du jamais vu. Un autre monde, un autre temps, une ville de l’antiquité qui respire et s’anime, à l’image des graffitis du générique (le plus classe depuis Six Feet Under).
Rome, c’est une histoire de pouvoir et de politique, de vengeance et de passion… C’est un must, une supernova, une entreprise pharaonique, un gouffre financier. C’est ce que la télévision peut offrir de mieux.
Rome, c’est aussi une bouleversante tragédie humaine, mais ça, il aura suffit d’un seul plongeon dans le regard fragile et dur de Lucius Vorenus pour le comprendre.
04/08/06 - 10:53
J'adore cette série, tu as très bien résumé, les raisons du succès, j'ai hate de voir la saison 2
loracle