J'écoute : foxy brown
Je cite : "l'homme n'est pas un singe, l'homme est un slip sur une bête sauvage. Et l'art est le cri idiot du singe qui enlève son slip qui lui gratte le cul."
(mis à jour dimanche 27 janvier 2008 à 17:31)

12/11/2006

12/11/06 - 02:47

Buissons Ardents





Quand j’étais petit, j’avais une passion : faire cramer des trucs. Il me suffisait d’un briquet ou d’une boite d’allumettes et tout y passait. J’aimais particulièrement faire brûler des plantes, des herbes et des fleurs, mais par-dessus tout, j’adorais mettre le feu à des emballages en carton plastifié comme des boites de Pepito. La flamme était une obsession, un fantasme, une pulsion irrésistible. J’attendais le jour où mon père faisait cramer les vieilles branches du jardin avec une impatience hystérique. En hiver, je passais des heures devant la cheminée, le plus beau des spectacles. Le bruit de la cheminée! J’avais l’impression d’une connexion directe avec le centre de la terre. Derrière la porte en verre toute sale, ça bouge, ça vrombit, ça palpite. C’est un mystère, c’est un monstre. Mon jeu favori était de glisser des trucs dans les trappes d’aération de la cheminée. Là aussi, tout y passait. J’aimais par-dessus tout glisser des boulettes de papier pour les voir se faire aspirer violement puis se transformer instantanément en lumière, avant de s’évaporer. J’ai aussi glissé deux merdouilles en plastique, mais j’ai vite arrêté.

Quelques années plus tard, j’ai commencé à élaborer des sortes de fourneaux pour assouvir mon nouveau fantasme : faire bouillir des trucs ! J’utilisais des boites de conserve comme des chaudrons, j’y mettais de l’eau à chauffer et ensuite, tout pouvait partir à la casserole : des végétaux d’abord, des fleurs, des feuilles, des racines, puis des trucs plus compliqués comme du shampoing, du savon, des restes d’animaux, des restes de graisse ou ma salive. J’écrivais les recettes sur des étiquettes et je conservais les mixtures dans des bocaux ou des vieux flacons de parfum (trop beaux !). J’ai confectionné des potions pendant un bon bout de temps, enfin disons que ça m’a occupé deux ou trois étés. Mais le plaisir que ça me procurait n’a jamais égalé les courants électriques de fous qui m’envahissaient lorsque je mettais le feu à du papier. Les potions, c’était un trip de préado, plutôt fun, un peu crado. Le feu, par contre, c’était un vrai truc de pervers. Je crois que si je devais parler de mon premier sentiment érotique, je choisirai ça : le spectacle d’un bout de carton se tordant comme un serpent avant de noircir sous une coulée de lumière rouge.





Aujourd’hui, je ne fais plus rien cramer. Les incendies me fascinent : les couleurs, les bruits, l’énergie... Mais je ne passe plus à l’acte, vraiment. Ça m’arrive de jouer avec des bougies le soir de Noël, mais c’est tout. C’est pas le fait d’habiter à présent en ville, c’est juste que je n’en ai plus besoin. Mon fétiche a évolué, en quelque sorte. Aujourd’hui j’ai une nouvelle passion : les roux. J’ai l’impression de me prendre une météorite sur la tronche à chaque fois qu’un rouquin croise mon chemin. Ma colonne vertébrale se transforme en javelot, j’hyperventile, je salive comme un épagneul… Les roux me terrassent.

J’aime quand ils portent leurs cheveux longs comme les gaulois mais j’aime aussi les nuques rousses bien taillées. J’aime toute la palette, toutes les déclinaisons, quand ça tire vers le blond en prenant la teinte des vieilles pièces de monnaie, quand c’est un peu sale et que ça a l’air de coller, quand ça vire carrément au fluo, le genre de mecs trop chauds qui se trimballent avec un brasier sur la tête et dans le slip. J’aime aussi quand c’est très brun, châtaigne, couleur d’automne, du vrai chocolat bien rouge, hérissé sur une peau plus blanche que du Yoplait. Les tâches de rousseurs me font tomber dans les pommes. Il suffit que je croise un mec avec une barbe rousse, et je décolle illico sur Mars, un putain de réacteur nucléaire au cul, et l’envie de respirer son pubis jusqu'à avoir les poumons complètement saturés de sel. Je kiff les roux. A mort.


Voici un top 5 vite fait (non argumenté pour l’instant) de mes rouquins favoris.



1

David Thewlis




2

Kevin Mc Kidd




3

David Wenham




4

Mathias Malzieu




5

Christophe Hondelatte




to be continued...




commentaires

12/11/06 - 08:48

bienvenue au club, les rouquins me font le mêm effet, je ne sais pas pourquoi mais c'est comme ça... Je pête les plombs vhaque fois que j'en croise un, c'est terrible. Dans ces moments je me demande comment je garde encore le contrôle de moi-même. Et je ne sais toujours pas pourquoi!

12/11/06 - 13:11

En tout cas c'est joliment troussé :o)

12/11/06 - 19:42

encore une chose que j'ignorai !

14/11/06 - 13:42

encore une chose que tu n'as pas cherché à connaitre!

17/11/06 - 17:59

Tu faisais quoi en juillet dernier?

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