The Host
La fin d’année approche : je rattrape mon retard en matière de ciné puisque l’heure des TOP/FLOP 2006 approche à grands pas… J’en suis déjà tout émoustillé !! Donc aujourd’hui il sera question de The Host de Bong Joon-Ho, le film qui aurait du être en compétition à Cannes à la place du Labyrinthe de Pan (décidément le nanar de cet hiver et tant qu’on y est l’anti-film de Tim Burton de l’année).
The Host est un vrai bonheur, une œuvre adorable bourrée de trouvailles farfelues et d’idées surprenantes. Le film vise un public extrêmement varié (exemple : ma mère a trop kiffé !) car il balaye tout le spectre du film de divertissement, soulève un tas de questions et procure un tas de sensations. La satyre familiale est une réussite : c’est évidemment la facette du film la plus drôle, mais pas uniquement. On peut rire et pleurer au sein d’une même séquence sans se sentir abusé. Le réalisateur se permet également de combiner de la poésie avec de l’action pure, ou de la tragédie avec du burlesque, sans que cela paresse grossier ou indigeste. Le fantastique n’est pas un prétexte:
The Host parle d’un tas de choses, mais la science-fiction n’est jamais accessoire. L’effroi et le merveilleux fonctionnent parfaitement. Et tout est raconté avec une telle douceur…
The Host, c’est aussi un fabuleux film d’aventure urbain: les décors sont tous merveilleusement filmés, comme ces gigantesques voûtes et colonnes de bétons (le pont est la vraie star du film !). On se croirait parfois dans la première demie heure de
la Guerre des Mondes, un autre « gros » film de genre, sorti l’année dernière. Comme dans l’oeuvre de Spielberg, la photographie est d’une grande classe et la réalisateur filme sa bestiole avec un réel génie. Les scènes de panique collectives sont fabuleuses.
C’est la seconde partie du film qui réserve le plus surprises. Quand tout espoir semble perdu, quand la tragédie la plus noire s’installe, quand tous les héros semblent avoir péri (!!!!), la terreur pure surgit. Emporté par une angoisse et un profond désespoir,
The Host devient alors réellement effrayant et la créature se transforme en une métaphore de toutes les peurs qui assaillent les personnages: peur d’être absorbé, englouti, peur d’être noyé dans la foule, digéré par le système, peur de voir les êtres chers disparaîtrent...
The Host est un vrai film politique et militant ; militant pour qu’elle cause, on ne le sait pas exactement, mais on le ressent avec une telle force !!
The Host nous emmène enfin sur une dernière ligne droite époustouflante et magistrale ; vingt dernières minutes débordantes d’énergie qui nous font quitter le cinéma totalement secoué et émerveillé. Pas de doutes,
The Host est l’un des film les plus séduisants (et convaincants) de l’année… Un divertissement enragé et drôle composé avec beaucoup délicatesse… Une perle.
Allez voir
The Host… Franchement. C’est une perle.
Ah oui, et l’affiche est vraiment énorme.
05/12/06 - 01:22
C'est vrai, c'est original, frais, prenant : une très bonne surprise !
RonanS (visiteur)