Transformers
« Au tout début du commencement du monde de l’aube de l’univers de partout il y avait… le Cube ».
Transformers démarre très fort. Une voix grave et métallique, une voix venue des confins de l’espace intersidéral, nous conte l’histoire d’un peuple de robots géants qui s’est entredéchiré pour le pouvoir ultime du Cube. Le Cube, énorme bout de métal noir flottant dans le cosmos et sur l’écran de la salle de cinéma. Au commencement il y a donc le Cube, et à partir de là, deux heures de folie s’enchaîneront, deux heures d’avions de chasses qui explosent, de tanks qui s’envolent, des boules de feux qui virevoltent, d’immeubles qui éclatent… et de robots géants qui se marravent.
Le spectacle est monumental. Il suffit d’imaginer un instant à quoi devait ressembler le plateau de tournage pour se dire que le cinéma est définitivement un métier de fous à lier.
Transformers est un film adolescent, hormonal pourrait on dire, mélange sur vitaminé de
teen movies des années 2000, de film catastrophe bourrin et de divertissement pour pré-ado de la grande époque des 80’s (c’est Spielberg qui supervise). Michael Bay impressionne par son jusqu’auboutisme et nous conquiert dés le premier quart d’heure grâce à son sens du divertissement, immature et très responsable à la fois. Techniquement, le film est juste incroyable. Optimus Prime et Megatron qui traversent un building de part en part : il faut le voir pour le croire !!
A l’opposé de l’infâme trilogie
Pirates des Caraïbes,
Transformers est un spectacle profondément honnête et franc avec son public. La preuve, c’est qu’il parvient à divertir et à contenter à la fois les ados, les moins de 6 ans et les fétichistes de l’uniforme sans que personne ne se sente floué. Les Autobots enchaînent les calembours, les bastons et les tirades de tragédiens
playschool avec un premier degrés qui défie tout sens critique. C’est la plus grande réussite du film : être parvenu à rendre le monde des Transformers non pas crédible (faut pas déconner !) mais attachant et merveilleusement familier. Le film de Bay est sans doutes le plus régressif qui soit mais il offre en même temps quelque chose de fort, de rassurant et de moderne. Si vous êtes un mec entre 8 et 28 ans, il y a de très grandes chances pour que vous ressortiez du cinéma en plein délire, le cœur en fête et les yeux bombardant des étincelles dans tous les sens. Au sein de cette année 2007 jusqu’ici pas très folichonne, les Transformers m’ont fait passé mon meilleur moment de cinéma depuis des semaines.
En attendant Ratatouille… :p