INLAND EMPIRE est un supplice.
Le dernier film de David Lynch est aussi sa meilleure blague. Une blague carambar de nazgul, une private jock de nazi, étalée sur trois heures comme de la merde sur une craquotte. Qu’un réalisateur d’ordinaire si sensible et vibrant, auteur de films incandescents, les plus enragés du cinéma américain, puisse pondre un tel calvaire… Je ne comprends pas. On attend d’un film de Lynch qu’il nous transforme. Cette fois je suis sorti de la salle avec le sentiment d’avoir échappé à un camp de mort lente. Sérieux, c’est pas un film, c’est Drancy !!
IE est une oeuvre tout sauf labyrinthique : c’est un film-tuyau, interminable et creux, dans lequel souffle un vieux vent dégueu. Je suis pourtant un amoureux transi de la filmo de Lynch, parce que j’ai le sentiment qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire à chaque image, quelque chose qui me dépasse mais qui me fait résonner, comme un orgue. INLAND EMPIRE est à l’opposé de tout ça.
Film mort, coquille statique, zéro vibration, zéro sursaut, activité électrique nulle, Laura Dern qui marche dans des couloirs, un lapin qui fait du repassage, et beaucoup, beaucoup de courants d’air. Tout simplement à chier.
13/02/07 - 01:15
Ouais on comprends rien de rien, mais jpense pas que ca soit la faute des acteurs.En plus Lynch affiche partout sa nouvelle pouf' (celle qui montre ses seins).La zik est tres bien jtrouve, genre black tambourine de beck.Par compte ta comparaison avec "un camp de mort lente"ou Drancy c'est pas du meilleur gout...
flikflak (visiteur)