J'écoute : foxy brown
Je cite : "l'homme n'est pas un singe, l'homme est un slip sur une bête sauvage. Et l'art est le cri idiot du singe qui enlève son slip qui lui gratte le cul."
(mis à jour dimanche 27 janvier 2008 à 17:31)

05/09/2007

05/09/07 - 02:07

M.I.A. is comming back with PAWA PAWA!




A peine s’était on remis d’Arular, premier album de M.I.A sorti il y a deux ans, que la pétasse la plus talentueuse et enragée du globe remet le couvert avec Kala, un deuxième essais moins évident au premier abord (plusieurs écoutes s’imposent) mais réellement magistral.

Deux ans donc après les trompettes folles de Bucky Done Gun, on a de nouveau l’impression de se prendre une grenade dans le cul. Kala est un album dont on ressort en feu.



Déjà, Kala sonne carrément plus sexy que Arular. La chanteuse a prit de l’assurance, son flow s’est affirmé, la production a considérablement gagné en force et en épaisseur. Le son est plus rustique, comme sur le fantastique Bird Flu (la BO cachée de Chiken Run 2 par Bruce Labruce ?), mais aussi carrément plus sophistiqué. Ceux qui survivront aux 4min58 épiques et insensées de Bamboo Banga comprendront. De la piste 1 à 5, c’est bien simple, à moins que vous soyez complètement hermétique à ce genre de musique (ça fait beaucoup de gens, en fait…) vous n’avez quasiment aucune chance de résister à ce son surpuissant, véritable tour du monde où l’on voyage à dos de rocket de Kaboul à Bagdad en passant par Sao Paulo.

On n’est pas dans l’altermondialisme branchouille à la Manu Chao, on est dans le vrai, Kala n’est pas un album de manif, c’est un album d’intifada, dansant et divertissant, bien sur, mais grave aussi. On est là pour s’amuser, ok, mais on est surtout là pour se faire entendre et accessoirement pour tout foutre en l’air. J’en veux pour preuve l’artwork monumental de la pochette, signé M.I.A herself, une sorte de version 2D des pires clips de Missy Elliott remixé à la sauce Commandant Massoud. On comprend tout de suite qu’on est plus proche de La Marseillaise que de The Sweet Escape. On notera au passage que le morceau produit par Timbaland est le plus faible de l’album, et que le tandem M.I.A/Switch déchire vraiment tout, surtout quand Diplo est de la partie (XR2, nan mais, XR2 !!!).



En somme, Kala c’est un peu le train que Björk a raté avec Volta (même si j’aime bien ce dernier quand même). Un disque pour marcher, un disque pour taper du pied, un disque pour user les pavés (sorry, on se refait pas). C’est pas souvent qu’on écoute un album de ragga electro pour son concept, alors quand en plus cet album à de la carrure, des couilles et du chien, on hésite pas et on achète. Bordel.




Que dire de plus pour vous convaincre? Un extrait, juste.
Parce qu’au milieu du nuage de poussière et de la poudre à canon il y a Jimmy. Jimmy, tube bollywoodien monstrueux complètement maboule, à vous transformer la plus ridée des souillons en pécheresse du dance floor. Irrésistible !






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