« Ecrire est le désespoir même » disait Virginia Woolf. Oui ! Ecrire est une douleur et je crois que très peu de mots peuvent décrire l’épouvante qui me saisit lorsque je me retrouve face à la page blanche. Cette page blanche qui fait résonner ma peau et mes os. Un abominable miroir magique. Ecrire est un supplice ! Du simple post-it dessinant mes humeurs à la fiction des forums rpg en passant par la critique de film, écrire me transforme en quelque chose d’autre, vulnérable, je cours dans mon désert intérieur et il n’y a aucun abri pour me protéger de la foudre qui menace. L’écriture, c’est mon marathon, ma course du 100 mètres, mon chemin de croix. J’ai mal à mon Word, j’ai mal à mon Bloc-Notes, je souffre au plus profond de mon blog. Ecrire me tue, j’ai l’impression que rien de moins naturel ne peut s’échapper de mon corps. En même temps, j’ai l’émotion d’une rivière ou d’un fleuve.[de pisse??] Et il y a ce sentiment grave que je ressens lorsque je conclus un texte, je me condamne, je meurs et je renais au même instant, le point final. C’est étrange d’écrire. C’est bien et c’est effroyable. Mais c’est bien. J’aime bien !
16/09/07 - 16:16
saine thérapie.
ernie