Animal Collective - Strawberry Jam
Dire que j’ai acheté le dernier album d’Animal Collective uniquement parce que j’ai trouvé la pochette trop classe n’est pas totalement faux.
Bref.
Strawberry Jam n’est pas un album surprenant (depuis le temps, on connaît la recette), mais c’est un album qui provoque le même ravissement, la même joie et le même effroi que ses prédécesseurs. La non-surprise, c’est que
Strawberry Jam est un disque gavant, voire même carrément relou, de la première à la dernière note, comme le sont tous les autres d’ailleurs (j’y vais franco), parce qu’au fond Animal Collective a toujours été un groupe pour maso, une musique qu’il faut s’infliger pour l’apprécier. Une fois qu’on a bien souffert, migraines, acouphènes, tout ça,
Strawberry Jam nous apparaît tel qu’il est : d’une beauté inouïe. Par exemple,
Fireworks. Déjà le titre,
Fireworks, c’est pas un mot trop magnifique?
Fireworks est une chanson qui émeut autant qu’elle fait rire et qui donne envie de danser, de mourir et de baiser sur chaque note. Mais il n’y a pas que
Fireworks, il y a aussi les avalanches de
Peacebone, les orages de
#1, les coups de tonnerre sur
Cuckoo Cuckoo… D’un coup, ça m’a rappelé mes vieilles leçons de science naturelle : le Big Bang, la soupe primordiale… C’est dire si c’est beau.
Un peu comme chez Kate Bush, on ne sait pas toujours de quoi ça cause, mais on est sur qu’il est question d’amour et de passion. Les chansons d’Animal Collective transpirent la passion, passion pour la musique, plaisir de l’exploration et de la découverte. D’authentiques love songs ! Ces mecs sont des poetic lovers, au fond. Et des pirates. Il y aurait des tas de choses à dire sur la musique d’Animal Collective et sur
Strawberry Jam mais le mieux c’est encore de l’écouter et de plonger la poitrine grande ouverte dans ce tourbillon sonore et sensoriel brassant mille et une images, mille et une références, le chaudron de Panoramix et les films de Miyazaki, les peintures rupestres et le Magicien d’Oz.
Ah oui, au fait…
Yipiiiiiii !!