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J'écoute : foxy brown
Je cite : "l'homme n'est pas un singe, l'homme est un slip sur une bête sauvage. Et l'art est le cri idiot du singe qui enlève son slip qui lui gratte le cul."
(mis à jour dimanche 27 janvier 2008 à 17:31)

19/03/2008

19/03/08 - 13:14

The Mist - Franck Darabont





L'histoire de The Mist a de quoi enflammer l'imagination: un groupe d'hommes et de femmes se retrouve piégé dans un supermarché. Au dehors: un brouillard inter-dimensionnel qui déverse sur terre une faune gluante et agressive à la Half Life. Parmi les survivants, des clans se forment puis s'opposent: comment survivre à cette catastrophe, comment échapper aux monstres, quelle est l'issue?
The Mist est un film admirable, merveilleusement bien écrit, pensé, réfléchit, à la mise en scène précise, aux acteurs impecs. Pas conventionnel pour un sous, le film de Darabont ne laisse pas une seule seconde le spectateur avachi dans son confort, l'emmenant vers des rebondissements inattendus, le questionnant sans cesse, n'hésitant pas à la malmener, à l'image de cette fin déjà culte dont on ressort à la fois choqué et hagard. Les effets spéciaux parfois approximatifs (pour ne pas dire cheap) donnent une couleur étrange et personnel au film, et l'inscrive directement dans le fantastique des 90's: on pense beaucoup à X-Files, Au-delà du Réel, aux adaptations télé du King comme les Tommyknockers et tout ces téléfilms extraordinaires qui firent les grandes heures des Jeudis de l'Angoisse. Biensur The Mist à ce quelque chose en plus qui fait de lui un chef d'oeuvre immédiat: il y a cette cruauté, cette intelligence de l'écriture, ce regard inquiet sur l'humain.

Au final on ne saura jamais quel aura été le meilleur choix à faire face à la Brume: la fuite? le suicide? la prière? Non, certainement pas la prière: le fanatisme religieux s'en prend plein la gueule tout le long du film, et ce d'une façon absolument géniale, d'abord tourné en dérision, puis dénoncé, pour être finalement condamné... d'une balle en pleine tête! (incroyable scène). Marci Gay Holden compose un personnage drôle et effrayant dans la grande tradition des sorcières bigotes (de la mère de Carrie en passant par la timbrée de Silent Hill) et elle est inoubliable. Enfin, The Mist regorge de scènes de pure terreur (les araignées!!) mais aussi d'instants étranges et poétiques, comme ces cinq dernières minutes suspendues dans l'horreur. En sortant du film, on retrouve le monde réel pas tout à fait dans le même état où on l'avait laissé, et c'est bien là la marque des meilleurs films fantastiques.







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