J'écoute : foxy brown Je cite : "l'homme n'est pas un singe, l'homme est un slip sur une bête sauvage. Et l'art est le cri idiot du singe qui enlève son slip qui lui gratte le cul." (mis à jour dimanche 27 janvier 2008 à 17:31)
Il faut que je vous raconte, il faut que je témoigne, que le monde entier sache ce qu'on a vu, ce qu'on a vécu ce soir là au Sonic, cette soirée où la péniche à pris feu, où les quais ont été submergés, cette soirée où le ciel s'est ouvert en deux comme une pastèque, quand trois japonaises d'un mètre trente et d'une vingtaine d'années ont accompli un truc insensé, auquel personne ne semblait s'attendre.
Trois filles, petits cheveux raides, attachés, poignées fins, ports de danseuses, lookées comme des étudiantes en lettres un samedi soir, sacs à main minuscules, discrètes, mêlées à la foule, la surprise en fut d'autant plus grande.
Batterie, guitare, basse, plus quelque chose qui tient sans doute de la sorcellerie. Ce n'était pas un concert, c'était un incendie. Imaginez faire face à un train qui vous arriverait droit dessus, ou non, imaginez des lions, des rossignols, une supernova, imaginez une musique qui vous laisserai la mâchoire au sol à chaque mesure, non franchement, il fallait le voir pour le croire.
Il fallait voir cette batteuse de pure folie, suant et crachant sur ses caisses comme un démon; il fallait voir ces gratteuses majestueuses comme deux statues, faire sortir des ouragans de leurs instrus. Il fallait entendre ces riffs de guitare éclater, s'envoler, mettre en transe un public sidéré, au bord de l'hystérie. C'est fou ce qu'un concert peut parfois provoquer en nous, adrénaline, potions magiques, hémorragies, que sais-je. Un coup de foudre!
C'était le samedi premier mars dernier: Nisennenmondai.